L’Etat de Vaud commande une ligne de bus, mais ce sont les communes qui paient!

L’Etat commande, les communes paient, et cela agace le député Vaud Libre Jérôme Christen. Il a développé au parlement vaudois une interpellation  pour s’insurger contre la hausse de la facture des VMCV qui assomme les communes, en particulier Noville et Rennaz.  Pour lui, le Canton devrait mettre la main au porte-monnaie pour soutenir la nouvelle desserte de l’Hôpital Riviera-Chablais, puisque c’est l’Etat qui a décidé de l’implantation du site.

Les communes de Rennaz et Noville ont récemment reçu des VMCV (Compagnie de Transports publics Vevey-Montreux-Chillon-Villeneuve) l’annonce d’une facture salée à mettre au budget 2020. Cette « douloureuse » constitue la participation de ces communes au financement de la ligne de bus qui relie Villeneuve à l’Hôpital Riviera Chablais. Le député Vaud Libre Jérôme Christen s’interroge sur l’attitude de l’Etat de Vaud qui décide d’implanter une hôpital éloigné d’une desserte en transports publics et qui fait payer la facture de son développement aux communes qui n’ont rien demandé.

Texte intégral sur ce lien: https://cutt.ly/GeYy13G

Depuis le dépôt de cette interpellation la situation a évolué. Le quotidien 24 Heures nous a appris lundi 1er  novembre que des erreurs de calcul se sont glissées dans la répartition de la couverture du déficit de la ligne de bus qui circule entre Vevey et l’hôpital de Rennaz.

Voici les explications et commentaires de notre député.

Rennaz et Noville devraient voir la facture annoncée initialement s’alléger «d’environ 30%, soit100’000 francs chacune». Il n’en demeure pas moins qu’elle devrait tout de même représenter 6 à 7 points d’impôts, une facture donc toujours vertigineuse.

Mauvais nouvelle, ce sont les autres communes qui paieront la différence, avec un très lourd tribu pour Villeneuve qui devrait voir sa facture doubler, soit une hausse 7 fois plus élevée que prévu et donc un sommet himalayen.

Cette situation n’est pas tenable pour une ligne qui a été rendue nécessaire par la décision du gouvernement vaudois de réaliser un hôpital dans un site non desservi en transports publics. Un comble lorsqu’on connaît le contraintes de l’Etat en matière d’aménagement du territoire qui visent à réaliser des constructions proches des axes de transports collectifs.

Les communes de Noville et Rennaz ne sont pas responsables du choix de cette implantation, ni la commune de Villeneuve, principale victime des erreurs de calcul. Ni même les communes de la Riviera qui ont déjà du avaler la pilule de la fermeture des leurs hôpitaux de proximité verront ainsi leur facture prendre l’ascenseur ou plutôt une fusée. Et pourtant toutes sont menacées d’une facture exorbitante pour ne pas dire céleste.

Les services de l’Etat peuvent bien tenter de se justifier auprès des aux communes en rappelant le cadre légal du subventionnement en matière des lignes urbaines et régionales. Ce cadre devrait avoir une raison d’être lorsque cette ligne est voulue et décidée par les communes concernées. Mais le justifier lorsque la création de la ligne est la conséquence directe d’un choix d’implantation voulu par l’Etat alors que les hôpitaux existant étaient déjà correctement desservis en transports publics, c’est se payer la tête des communes et de leur citoyennes et citoyens.

Le reportage de 20 Minutes. https://www.20min.ch/ro/news/vaud/story/Le-bus-pour-l-h-pital-co-te-cher-aux-communes-20137115

 


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