Déroute de la Fondation de Beaulieu: les députés Vaud Libre expriment leur malaise

Les députés vaudois ont ouvert la voie à un effacement de l’ardoise de la Fondation de Beaulieu. Ils sont entrés en matière mardi sur un projet du Conseil d’Etat qui consiste à abandonner un prêt de 15 millions de francs, à renoncer à copiloter le site et à apporter pour plus de 27 millions de cautionnement destinés à financer les travaux de l’Ecole de la Source. L’entrée en matière a été acceptée par la majorité gouvernementale par 74 voix contre 14 non et 28 abstentions. Au nom du groupe PDC Vaud Libre, son président Jérôme Christen,  a évoqué le sentiment de malaise face à tout cet argent public englouti.

Le rapport de minorité qui proposait de renvoyer le gouvernement à ses études n’a été soutenu que par des élus d’Ensemble à Gauche-POP, Vaud Libre et quelques voix éparses, UDC, PLR et Verte.

Voici son intervention:

Ce dossier laisse un sentiment de malaise au groupe PDC Vaud Libre. Il est frappant de constater à quelle point le gouvernement, avec, d’une certaine manière la complicité du parlement, a laissé engloutir des sommes faramineuses d’argent public dans la gestion de Beaulieu, arrivant chaque fois à convaincre que le salut était en point de mire.

On nous rétorquera que seuls ceux qui ne prennent pas de risques s’épargnent des échecs et qu’il fallait bien tenter quelque chose. C’est juste, mais ce qui est frappant dans le dossier c’est que les signaux d’alerte n’ont pas à été pris en compte. Notamment les avertissements de la municipale lausannoise Florence Germond. Il est également frappant de constater à quel point les responsables de cette débâcle sont incapables d’assumer leurs erreurs et ont même tenté de faire porter l’entier de cette échec à l’ex-secrétaire général de la Fondation licencié sur le champ qui a été finalement absout par le procureur en charge du dossier.

Les responsables de ce échec et les partis gouvernementaux n’assument non seulement pas leurs errements, mais peinent à en tirer pas les enseignements hormis la volonté de confier à l’avenir l’entière responsabilité à la Ville de Lausanne et d’éviter d’avoir un double pilotage.

Sur ce constat le groupe PDC Vaud Libre est unanime. Toutefois, sur l’entrée en matière et le vote final, les avis divergent: Certains d’entre nous estiment qu’il faut renvoyer le Conseil d’Etat à ses études pour les raisons évoquées dans le rapport de minorité en particulier en revoyant le projet et en étudiant la possibilité d’attribuer des surfaces à des petits artisans. D’autre considèrent qu’il faut tout de suite tourner la page et donner le feu vert à cet assainissement pour aller de l’avant.


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